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AngieUn combat ordinaire 2008/2/7 VICTORUne main se portera à son front,
Pour constater cette fièvre de vivre
Celle des gens un peu trop profonds,
Cette maudite conduite à suivre.
Il se sait bien trop impliqué
Pour se contenter du paraitre,
Un choix difficile il le sait
Mais il ne veut pas se soumettre.
Il a vingt ans, il n'a pas d'age...
Tant de costumes déjà empruntés,
Ces rôles qu'ils jouent le mettent en marge
De ce qu'il ne peut maitriser.
Il tente de comprendre, il complique
Se débattant dans le néant
D'une vie ou personne ne s'implique,
Ne s'interroge ou ne comprend.
Il s'épuise à tourner en rond,
Spirale de pensées en dérive,
Cherchant une pauvre solution,
Seules les questions sont constructives.
On lui a appris à se cacher
Et le silence pour rester maitre,
Chaque émotion, la refouler,
Machine si froidement parfaite.
Pourtant ce désir de partage...
Que l'on vienne enfin le chercher,
Qu'on lui inculque le langage
De ceux qui se sont affrontés. Qu'on l'apprivoise, qu'on lui explique
Pourquoi rien ne lui semble évident
Pourquoi tout parait extatique,
Et cette peur de manquer de temps... 2008/1/19 LE SABLIER DU TEMPSLa trêve pour l'essentiel semble se faire brêve
Déjà le temps espace nos souvenirs, nos rêves
Lorsque raisonne sa voix qui parait modifiée
La distance interfère comme un souffle de vent.
Une mélopée de sourd, poussière cristalline,
Qu'on remarque un beau jour au croisement d'une vie
Avec cette différence de raviver l'envie
D'accepter l'importance que peut prendre le "si"...
De ses mains il compose des bribes d'éternité,
De si précieuses proses, d'une telle exactitude
La chaleur d'un language dont je suis détentrice,
La vie n'est plus mirage quand on a la notice.
Il rêve de détenir une vérité parfaite
De pouvoir définir les chemins qu'il empreinte
Ses mots laisseront place à des sons biens plus purs
L'emotion est tenace, et le silence rassure...
2007/12/4 ET LE VIDE SI AFFINITE...Un seul mot de toi aurait suffi pour apaiser
Ce doute grandissant déjà et qui ne devait plus cesser,
Pensant que m'armer de patience aurait raison de ce rejet,
On ne se fait pas à la souffrance même si on pense la maitriser.
J'aurai vraiment voulu, crois moi, avoir la force d'accepter,
Pour mettre fin à ce débat qui lentement nous consumait,
Nos face à face de silence à peut être trop se respecter,
A gérer l'extreme dans un sens et mettre l'essentiel de côté.
A nous revoir je ne sais pas qui était le plus bouleversé
Je dis, tu fuis, tu ne sais pas, j'ai mal, tu t'en veux et je sais,
Je t'en voulais tellement je crois de ne pas savoir me rassurer
Tu ne dis rien, tu pars, j'ai froid et le vide si affinité...
Mais un seul geste de toi aurait suffi pour accepter
Ce contexte qui ne nous laissait pas la moindre chance d'avancer,
C'est de t'aimer dans tes absences qui a fini par m'achever,
Et tes regards si lourds de sens quand tu ne savais pas me parler.
Certaines choses ne passent pas, peu à peu tu m'as vue tomber
A trop me battre contre moi je ne sais même plus qui j'étais
Tu m'as laissée seule en un sens avec tant de choses à gérer
En ayant toutefois conscience que toute force m'avait quittée. Sur le départ je ne pense pas qu'il soit bien utile de parler
Tu sais, je fuis, je n'oublie pas, tu as mal, je t'en veux, je me tais,
Je pense que tout est dit cette fois, et je ne peux plus me retourner,
Tu ne dis rien, je pars, j'ai froid et le vide si affinité... 2007/11/30 UN MOTUn mot pour commencer, parce que j'ai tant à dire,
Que l'emotion m'effraie au point de la subir,
Pour pouvoir t'exprimer ce que je n'ose pas,
Tout ce que je tais, envers et contre moi.
Un mot pour dévoiler mes manques de courage
Lorsque mes yeux fuyaient tes discours si sages,
Je l'aimais tant ton rire, si belle mélodie,
Mais j'étais si peu douée pour suivre mes envies....
Comme si le dire était néfaste,
Je me protège encore un peu....
Je sais mes silences sont si vastes
Qu'il y a bien de la place pour deux...
Un mot pour continuer, parce que le temps expire,
Qu'il est souvent trop tard lorsqu'on voudrait tout dire,
Pour pouvoir me livrer sans te cacher cette fois,
Ce que je compliquais et ne permettais pas.
Un mot pour délivrer mon plus sérieux message,
Même s'il excluait toute forme de langage,
J'aimais quand tu frôlais doucement mes non dit
Mais j'étais si peu douée pour tes leçons de vie...
Comme si le dire était néfaste,
J'essaye de faire de mon mieux.
Je sais mes silences sont si vastes
Qu'il y a bien de la place pour deux...
2007/11/26 PREMICELa distance rapproche, doucement il effleure
La photo dans sa poche, un cliché du bonheur
Quelques instants volés, la vie comme un echo
Simplement partager le plus doux des complots.
Si sa plus grande crainte est de lui faire offense, C'est qu'il se veut sincère dans le choix du silence...
Ne jamais compromettre la voix de la raison Qui pourrait lui permettre un instant d'abandon.
La préserver l'epuise, décuple la violence De la savoir vivre et ce sans sa présence.
L'envie mène à l'effroi et censure l'emotion Pour un hymne à deux voix, il faudra le bon ton.
Toucher la brume d'espoir où tout n'est que lenteur, S'epaississant le soir lorsqu'il cherche sa chaleur,
L'insomnie qui l'opresse, lui restitue les mots
Clamant avec sagesse qu'il est encore trop tôt...
A B...Tu manques.
2007/11/19 PUISQUE...Puisque plus rien ne t'atteint,
Que le jeu tire à sa fin,
Que tes sentiments s'evaporent
Tandis que je détruis les miens.
Puisque donner ne sert à rien
Qu'à deux on reste un et un,
Avec l'illusion d'être plus fort
Au fond qu'est ce que tu mentais bien...
Le temps emporte ce qu'on détient
La mémoire reste le seul lien
Mais qu'est ce qui m'appartient encore
Un peu de poussière dans la main.
La vie rapproche des destins,
Sans raison, les sépare soudain,
Quant l'ère du doute s'instaure
La flamme de la passion s'eteint.
Puisque tu m'oublieras dès demain
Que je compterai de moins en moins
Je ne supporte plus que tu m'ignores
Et te convaincre me semble vain.
Puisque t'aimer ne mène à rien,
Sauf à l'impasse du chagrin,
Avec l'idée qu'il me dévore
Bien davantage que le tien.
Le vent emporte ce qu'on retient,
Rend ce qui est sûr incertain,
Mais qu'est ce qui m'appartient encore
Des miettes de nous dans la main.
Figé sur ton nouveau chemin,
Ton regard fuit un peu le mien,
Quand tu me dis que tu t'en sors...
Tout cet amour donné pour rien...
2007/11/12 PLUS RIEN NE PREND LA RELEVEJe ne pensais pas que l'on pouvait
Se sentir seul en étant deux
Que le silence définirait
Tes détestables règles du "je".
Pourtant j'y croyais et j'y crois
A la permission d'être heureux,
Toi tu te méfiais de ce droit,
J'aurais dû le prendre au sérieux...
Tu m'avais dit, t'en souviens tu,
"Je voudrais tout vivre avec toi"
Comme si tu avais attendu
De tout recommencer par moi.
"Tout" me paraissait accessible,
Nous la méritions cette trêve,
Je sais ce n'était pas crédible,
La parenthèse fut plutôt brève...
Je ne savais pas que ton passé
S'immiscerait entre nous deux
Que ton absence deviendrait
Ce qu'on partagerait le mieux.
Pourtant je te devine parfois
Avec cet air grave et soucieux
En train de faire les cent pas,
Mais à quoi bon rien ne va mieux...
T'avais promis l'air perdu
Que tu te battrai contre toi,
Je peux te dire que j'y ai cru
A croire que çà ne suffit pas...
J'ai beau me dire "c'est impossible!"
Comme on conjure un mauvais rêve,
La douleur reste, indicible,
Et plus rien ne prend la relève.
Je ne savais pas que l'on vivait
Les moments les plus merveilleux
Je me souviens que tu riais
Et de cette chaleur dans tes yeux.
Tu ne ris plus, çà n'est pas toi,
Qui m'observe distant et nerveux,
Te suppliant de faire un choix,
Tu l'as fait mais c'est pas nous deux.
Désormais tout semble confus,
Tu vois je ne te reconnais pas,
Dis moi quand nous nous sommes perdus
Pourquoi s'aimer ne suffit pas?
Pourquoi je deviens invisible,
C'est mon sourire que l'on achève,
Tout devient froidement prévisible,
Et plus rien ne prend la relève...
2007/11/2 MAIS ELLE SAIT...Tu t'étais fait à ton brouillard, enfin tu t'en persuadais,
"Il faut bien aller quelque part", c'est ce que tu te répetais,
Toi qui te méfiais du hasard, sur le coup tu t'interrogeais,
Un simple échange de regard et les choses s'étaient compliquées...
Il était troublant ce départ, tu t'étais senti dépassé,
Te perturbant à trop savoir, (tu ne sais pas comment mais elle sait)
Elle déambule dans ta mémoire comme si elle lui appartenait,
Qui devine et puis qui s'empare de tes cicatrices passées.
Comme un orage qui se prépare, ta tête est prête à éclater,
Tu te surprends à lui en vouloir, en sachant qu'elle ne t'a rien fait
Elle se contente de te voir, et tu ne sais plus ce qui t'effraie
Qu'elle soit déjà sur le départ ou qu'elle décide de rester.
Dans tes contractions tu t'égares, et tu la laisses de côté,
Face à toi même dans le noir, avec un combat à livrer,
La crainte qu'il soit déjà trop tard, et qu'elle ne puisse te pardonner
Mais tu lui dois au moins de croire: j'espère seulement qu' elle le sait...
2007/10/31 LETTRE A L'AUTRETandis que je noircie les pages de mes improbables pensées
Préparant mon pauvre héritage, me reliant à mes carnets,
Je me souviens de ta présence, de ces mots que tu prononçais
"Les choses revêtent l'importance que l'on veut bien leur accorder"
Si ma mémoire clame l'outrage d'être un peu trop sollicitée
Je me concentre d'avantage, ton souvenir reste inchangé,
Tes yeux trahissaient cette confiance que je n'aurais sans doute jamais,
Je détestais cette transparence, le fait que tu dises "je sais..."
Tu te méfiais de mes voyages pour les avoir fait et refait,
Restant immobile, si sage, avec ce sourire figé,
Excusant mon manque de patience, ma tendance à m'éparpiller
Seul à comprendre mes silences, et surtout à les respecter.
Peut être nous étions mis en marge de nos fades réalités
Si exclusifs dans ce langage que nous seuls pouvions décoder
A cultiver nos différences comme si nos vies en dépendaient
J'aimais tes douces interférences, la seule chose que tu m'aies laissée.
2007/10/26 STAN... ON AND OFF...Ce n'est pas qu'il manque de substance, mais il prefere s'en excuser
Pudeur réele ou inconscience, comme on se mettrait de côté
A trop jouer la transparence, on ne sait plus vraiment qui on est
Improviser est une science, il suffit juste de pratiquer...
A défaut de parler il pense, d'ailleurs il n'a jamais cessé
Une petite bulle dans l'existence, à laquelle on ne puisse toucher
Un palliatif de circonstance, un remède contre l'adversité
Un mécanisme de défense, contre lui même et de plein gré.
C'est comme avoir un peu d'avance sur tout ce qui peut le toucher
Sur ce qui a de l'importance, quand les questions restent posées
C'est cultiver l'indifférence avec une joie insoupconnée
Un jeu de gosse en loccurence dans un soucis de maitriser.
La démission dans l'elégance, le soucis de ne pas froisser
La dérision en abondance s'il ne se sent pas sécurisé
Quelqu'un de droit et de confiance, qui ne se laisse pas cerner
Une étoile filante en un sens, qui se contente de passer.
2007/10/24 LA PART DE L'OMBRELe hasard d'une vie, ton prénom prononcé
Par une femme démunie qui ne sait pas aimer,
Se détache déjà et te laissera derrière,
Ne se retournant pas pour te servir de mère.
Un secret persistant sur ton identité,
Sur le plus important, ce en quoi tu croyais,
Si mentir est facile, savoir est un enfer,
Pour un gosse fragile qui ne cherchait qu'à plaire.
La douleur bien abstraite quand elle vient te chercher,
A ne plus savoir être tu ne sais plus qui tu hais
Tu t'épuises à détruire alors qu'il n'y a rien,
Le silence est bien pire, tu refuses le lien.
Trop de choses dans la tête, personne à qui parler,
Ces miroirs qui reflètent ton image déformée,
Tu ne veux plus ressentir et tu le fais si bien,
C'est si simple de se fuir même si çà ne sert à rien...
Changements de décors, années après années,
Bien sûr que tu t'en sors, tu ne peux plus reculer,
Illusion de partage, puisqu'il est maitrisé,
Tous ces gens de passage se contentent de passer.
Tu ne sais qu'être fort à défaut d'exister,
Tu ne comprends pas encore, tu prefère t'ignorer,
Il est beau le mirage! Tu t'es tant appliqué...
On peut tourner une page, jamais la recopier.
Toutes ces années d'errance sans le mode d'emploi,
Et ces gens sans substance qui ne te touchent pas
Le désir subsiste que l'on vienne te chercher,
Mais tu brouilles les pistes, c'est mieux de compliquer.
Se sentir en confiance, se permettre d'être soi,
Cette totale ressemblance, une femme qui te voit,
Qui te trouble et t'appaise, qui reste à tes côtés,
Juste un double, un rêve, juste quelqu'un à aimer...
2007/6/20 VOYAGE POUR NULLE PARTUn voyage pour nulle part....Il attendra demain.
J'avance dans ce couloir qui ne mène à rien.
J'écrirais bien la suite si seulement je l'avais
J'ai franchis la limite, je ne reviendrai jamais... Reflexion au hasard, sentiments incertains
Je fixe ce mirroir qui reflête trop bien
Cette pensée subite d'être du mauvais côté,
Cette angoisse qui m'habite, qui ne veut pas s'en aller.
Se sentir si fragile depuis tellement longtemps
Figé dans l'immobile d'un silence effrayant
A ne toujours pas savoir, à rechercher au loin
Quelqu'un dans ce brouillard à qui donner la main.
C'est ma vie qui défile, s'éteignant doucement
Ephemère et futile permission d'un instant...
Un voyage pour nulle part...Qui ne mènera à rien,
Je continue l'histoire, même si je sais la fin...
2007/5/11 L'ADIEU
2007/4/13 J'AURAI ESSAYE...Passer son temps à comparaitre
Pour déli de sincérité,
Etre en face d'eux bien trop honnête
Et forcemment les déranger...
Valeurs de vie si obsolètes
Que plus personne ne transmet,
Une voix de plus en plus abstraite
Qu'on ne sait même plus écouter.
Peut être me faudrait-il admettre
Que je resterai à côté...
Peut être vouée à disparaitre,
Au mieux tout juste déplacée.
Le concept de la plante verte
Que l'on dispose pour égayer
Une existence fade et abstraite,
Mais qui n'a pas d'utilité....
Tant d'heures passées à se connaitre,
Epuisé de soi à chercher,
Des migraines de mots plein la tête
Avec la pression d'échouer.
Je ne sais pas si j'étais prête
Qui l'est vraiment pour s'affronter?
Je sais que je ne suis pas parfaite
Mais au moins j'aurai essayé...
2007/3/26 HORS DU TEMPSUn regard observant, amusé et acide
Quatre murs s'elèvant à la gloire du vide,
Réalisme tenace ravivant le remord
D'une odeur fugace qui flotte un peu encore.
L'imaginer ailleurs c'est l'admettre hors du temps
Vivre dans sa lenteur, pas tout à fait vivant,
C'est défier le bon sens et choisir l'omission,
Le langage du silence pour unique confession.
Et cette certitude que tout est incertain,
Ce constat si absurde de n'arriver à rien,
C'est comme tourner en rond à l'intérieur de soi
Tout en s'éloignant d'elle à chacun de ses pas.
Un echo intérieur, peu être trop limpide,
Clamant, accusateur que tout être décide,
Vivant sous la menace de définir son sort,
De ne pas trouver sa place et s'égarer encore.
A trop crier pourquoi vient le temps du pourtant....
Il sait bien qu'il lui doit la distance à présent,
Mais ce désir intact de lui transcrire le ton
De cette voix interne qui repete son nom.
Lui dire combien c'est fou d'empreinter leur chemin
De se sentir si seul en s'observant de loin
Comme tout parait futile depuis qu'elle n'est plus là,
Figé et immobile....Qu'il ne se suffit pas.
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